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Jean – Luc MÉLENCHON : À PROPOS DES MANIFESTATIONS DE POLICIERS

Message de Jean-Luc Mélenchon au sujet des manifestations de policiers qui ont lieu depuis plusieurs nuits. Rendez-vous le 10 novembre pour une journée de réflexion sur la sécurité.

Quelques commentaires :

J’apprécie ton intervention sur les faits qui se passent actuellement , je comprend ces hommes et ces femmes qui manifestent leurs mécontentements , moi même ayant assuré 30 ans de carrière dans le 93 , et j’ai pu constater que nous étions les parents pauvres de l’état , tant sur le matériel qui bien souvent est obsolète et sur les pressions faites à ces fonctionnaires par la hiérarchie qui menaçait leur carrière . Il y a une chose que je veux précisé, aucune manipulation n’a été faite par un parti quelconque , car la Police française comme tu peux le citer est une Police Républicaine au service du peuple , et non pas une Police privée au service de pseudos-élites de la nation -sur ce sujet je préfère me taire – bref il est vrai que notre pays est en train de connaitre un bouleversement du fait du laxisme de cet Etat. Moi qui ai eu l’opportunité de déjeuner souvent à la table d’une bande de camarades du PCF ( et oui vu qu’il m’était impossible de rentrer chez moi le midi j’avais eu droit de prendre mes repas du midi avec eux)) bref souvent nous parlions de cette sécurité et tous reconnaissaient qu’il fallait prendre des mesures drastiques pour combattre ces gangs, qui dans les cités où il n’y a pas richesse pourrissaient le climat social .Je peux te dire que j’écoute avec attention tes interventions et je pense que si tu pouvais plus fréquemment parler au peuple , il y aurait chez certains un déclic sur la réalité des événements en France et surtout de ce que fait l’ UE sur ces battages médiatiques voulus par les USA et imposé aux peuples au risque de voir de plus en plus la situation dégénérer . Je te signale que moi même suis né dans un pays que nous connaissons bien, N’ étant que 2 en PJ pour 35000 habitants sur la commune , ayant l’habitude de vivre avec des personnes de  » Fois différentes  » il n’y a que la diplomatie et l’écoute qui m’a permis d’exercer sans un outrage ou agression .Une belle route pour toi et j’espère une montée en puissance des Insoumis .

Malheureusement comment oublier la suppression de 12000 policiers sous l’ère Sarkozy,Maintenant le recrutement est tellement urgent qu’il suffit d’une note de 6/20 pour être qualifié asvp. A vouloir trop de sécurité, on obtient de la répressions, et des conséquences contre productive.

Ne pas oublier comment les policiers et les gendarmes ont été malmenés à l’arrivée de N Sarkozy comme ministre de l’intérieur et ensuite comme Président les fameux « quotas » et la réduction dramatique des effectifs qui a engendré tous les maux d’aujourd’hui, la casse du service public et le dernier président qui suit la même politique parce qu’il a trahi sa parole.

Pouvez vous sourcer : « L’intégration dans l’organisation de nos forces armées de logiciels d’emploi du matériel militaire placé sous le contrôle d’un état-étranger » et confirmer de quel état il s’agit.
En effet, merci aux deux personnes qui ont publié les liens justificatifs sur ce point. Il s’agit bien de Microsoft. Voir sur ce point la deuxième partie du dernier numéro de « Cash Investigation » : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-18-octobre-2016_1867355.html

Nouvelle Constitution, sortie du nucléaire, UE : ce que contient le programme de Mélenchon

Le candidat à la présidentielle réunit sa première « convention » ce week-end à Lille et présente son programme, que « Le Monde » a pu consulter.

 

Jean-Luc Mélenchon continue de tracer son sillon présidentiel. Samedi 15 et dimanche 16 octobre à Saint-André-lez-Lille (Nord), le député européen organise la première « convention » de son nouveau mouvement, La France insoumise. Une ébauche de son programme, baptisé « L’avenir en commun », devait y être présentée avant un discours du candidat dimanche matin.

Depuis la rentrée, M. Mélenchon est confronté à un défi : réussir à exister quand la primaire de la droite bat son plein. Lui s’est déclaré en février mais doit gérer un calendrier compliqué en attendant que le paysage politique du premier tour de la présidentielle s’éclaircisse. Ce week-end, plus de 1 000 personnes étaient attendues, dont les deux tiers ont été tiré au sort parmi les 130 000 qui ont « appuyé » sa candidature sur sa plate-forme Internet, Jlm2017.fr.

L’autre tiers est composé de « l’espace politique » de La France insoumise, avec le Parti de gauche (PG), des communistes, des militants d’Ensemble (la troisième force du Front de gauche) et la Nouvelle Gauche socialiste de l’ex-député européen PS Liêm Hoang-Ngoc.

« C’est un événement inédit, vante le directeur de campagne de M. Mélenchon, Manuel Bompard. Ce n’est ni un congrès, ni un grand show à l’américaine. Il y aura des syndicalistes, des universitaires, des lanceurs d’alerte… Pour une grande majorité d’entre eux, ce sera la première fois qu’ils assistent à un événement politique. »

Les participants seront invités à réfléchir pour identifier une dizaine de « mesures emblématiques » issues du programme. Ce dernier a été élaboré en plusieurs étapes. Le point de départ : le « petit livre rouge » de 2012, L’Humain d’abord, auquel se sont ajoutées plus de 3 000 contributions d’internautes et les auditions de plusieurs chercheurs et experts par l’équipe du candidat. Une synthèse de ce travail a été effectuée et un document d’une quarantaine de pages en est ressorti, lui-même proposé à la consultation des 130 000 personnes qui soutiennent la campagne du candidat. La version définitive sera publiée en décembre aux éditions du Seuil.

Nouvelle Constitution

Contrairement à 2012, ce document, que Le Monde a pu consulter, n’est pas le fruit de compromis entre différentes organisations politiques. M. Mélenchon y assume ses choix et déroule ses idées sans se retourner. De nombreux points relient « L’avenir en commun » à L’Humain d’abord :

  • Droit de vote pour les résidents étrangers
  • Retraite à 60 ans
  • Interdiction des licenciements boursiers
  • Taxe sur les transactions financières
  • Echelles des salaires de 1 à 20 dans l’entreprise
  • Sortie de l’OTAN ou encore reconnaissance de l’Etat palestinien.

Mais c’est désormais le chapitre institutionnel pour une VIe République qui ouvre la marche et constitue le cœur du programme. On y retrouve le projet d’une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum. Outre le cumul des mandats, y compris dans le temps, et l’introduction de la proportionnelle, M. Mélenchon détaille plusieurs éléments développés ces dernières années comme la possibilité de révoquer un élu en cours de mandat mais aussi des nouveautés comme le droit de vote à 16 ans ou le vote obligatoire. Le candidat veut également mettre sur pied un référendum d’initiative citoyenne ainsi qu’un « congé républicain » afin de diversifier le profil des élus.

Du côté de « la planification écologique », M. Mélenchon s’émancipe de sa campagne de 2012. Il y a cinq ans, le principal point d’achoppement entre le PCF et le PG portait sur la sortie du nucléaire. Les premiers y étaient opposés, les seconds favorables. Les deux partenaires s’étaient mis d’accord sur l’organisation d’un référendum pour demander leur avis aux Français. M. Mélenchon promet désormais la sortie du nucléaire en fermant « immédiatement » la centrale de Fessenheim, « 100 % d’énergies renouvelables en 2050 », un pôle public de l’énergie et l’arrêt des « grands projets inutiles comme l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ».

S’il est élu, la « règle verte »« ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer » – sera constitutionnalisée. Autant de propositions destinées à séduire les électeurs écolos déçus d’Europe Ecologie-Les Verts.

Abroger la loi El Khomri

Le projet européen aujourd’hui défendu par le cofondateur du PG marque également une évolution par rapport à 2012. L’Humain d’abord souhaitait « s’affranchir du traité de Lisbonne », « L’avenir en commun » veut maintenant « sortir des traités européens ». Le nouveau slogan de Mélenchon, « l’Europe, on la change ou on la quitte », est repris. Le candidat y développe son idée de « plan A et plan B » fondé sur un rapport de force.

« Le plan A, c’est la sortie concertée des traités européens par l’abandon des règles existantes pour tous les pays qui le souhaitent et la négociation d’autres règles, indique le texte. Le plan B, c’est la sortie des traités européens unilatérale par la France pour proposer d’autres coopérations. »

Si les conditions fixées sont acceptées, le résultat des négociations sera soumis à référendum.

Les événements qui ont rythmé l’actualité depuis 2012 ont aussi imposé de nouvelles propositions. S’il s’installe à l’Elysée, le député européen entend bien abroger la loi El Khomri et « rétablir la hiérarchie des normes sociales ». Il veut également créer un nouveau statut pour les travailleurs avec une « Sécurité sociale intégrale » et notamment un « droit opposable à l’emploi ». L’Etat devra proposer un emploi au chômeur, en lien avec sa qualification, sur une mission d’intérêt général, dans le cadre d’un « service public de l’emploi ». Le candidat promet également une sixième semaine de congés payés et un smic à 1 300 euros net par mois en début de mandat.

« Revenu maximum autorisé »

Un impôt « plus progressif » sera créé avec un barème à 14 tranches : « Tout le monde doit payer aujourd’hui et chacun selon ses moyens. » Un « revenu maximum autorisé » sera aussi instauré : « 100 % d’impôt pour la tranche au-dessus de vingt fois le revenu médian, soit 400 000 euros annuels. » La légalisation du cannabis et le droit à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes (mais refus de la gestation pour autrui) complètent l’ensemble.

Sur l’immigration, un sujet sur lequel M. Mélenchon a créé la polémique ces derniers mois, le programme du candidat s’en tient à des généralités – « arrêter les guerres par une diplomatie active et indépendante au service de la paix » – et reste dans le cadre de ce qu’il avait déjà avancé comme la régularisation des travailleurs sans papiers.

Rien n’est pour l’heure chiffré mais l’équipe du candidat assure que cela viendra dans un second temps. Beaucoup de mesures restent également très floues et devront être détaillées. Une quarantaine de livrets thématiques seront lancés pour approfondir certains points du programme à l’issue de cette convention.

Mais les cartes sont désormais sur la table et ceux qui décideraient de rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon devront en accepter le cadre et le programme. Cela vaut pour les communistes qui n’ont toujours pas arrêté leur stratégie présidentielle et continuent de chercher une candidature unique de la gauche non gouvernementale. S’ils partagent une grande partie de « L’avenir en commun », il y a désormais des divergences assumées. Leur choix final ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines. Eric Coquerel, coordinateur national du PG, prévient : « La porte n’est fermée pour personne mais ça ne pourra pas être aux conditions des derniers arrivés. »

lemonde.fr

La convention de la France insoumise

La convention de la France insoumise a lieu ce weekend à Lille ! Afin que chacun.e puisse participer à cet événement, les deux journées seront diffusées en direct grâce à un dispositif en streaming. Vous pourrez suivre cet événement inédit en direct dès le samedi à 13h30 sur notre site

Jean-Luc Mélenchon prononcera un discours de clôture
le dimanche 16 octobre à 11h30.

Même sans être présent.e, vous pourrez interagir avec la salle de la Convention via SMS et tweets, participer aux temps de travail en groupe ainsi qu’à la deuxième consultation sur le programme pour prioriser des mesures. Nous vous invitons donc à organiser des écoutes collectives et de vous retrouver pour regarder, discuter et participer à plusieurs à la Convention. Afin qu’un maximum de personnes puissent vous rejoindre, utilisez l’outil événement du site .

Vous pouvez aussi participer sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LilleFI et partager l’image ci-dessous sur les réseaux sociaux.

melenchon-lille

Jean-Luc Mélenchon face à Robespierre (Intégrale) – Et si c’était vous ? – Toute L’ Histoire

Chaque mois, le psychanalyste Gérard Miller, recevra un homme politique de premier plan pour le confronter à un événement historique qui a marqué l’histoire de France. Il devra répondre notamment à la question suivante : “Qu’auriez-vous fait, avec l’expérience qui est la vôtre aujourd’hui, si vous viviez à cette époque et si vous étiez en situation d’agir ?“

Pour ce premier rendez-vous, Gérard Miller recevra Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche et candidat déclaré à l’élection présidentielle. Gérard Miller sera secondé par Nicolas Truong, journaliste politique au journal Le Monde qui s’attachera à mettre en perspective l’actualité de l’homme politique et l’événement historique dont il est question. Une historienne, Cécile Obligi, resituera quant à elle le contexte historique pour nous guider dans cette rencontre.
Imaginez …

Nous sommes le 27 juillet 1794. A côté de Robespierre qui va bientôt être guillotiné se tient…Jean-Luc Mélenchon. Que vont bien pouvoir se dire les deux hommes ? Qu’est-ce qui les rapproche et qu’est-ce qui les sépare ? Comme s’il avait pris place dans une machine à remonter le temps, Jean-Luc Mélenchon se retrouve 222 ans en arrière. Mais s’il avait vécu à l’époque, quelle Révolution aurait-il faite et qu’est-ce que cela nous apprend sur lui, aujourd’hui ?

De Berlin à Boulogne, sans escale dans les primaires

ABBEVILLE Le Repaire veut lutter contre la pauvreté

Animé par un collectif de citoyens engagés, le Repaire d’Abbeville a fait sa rentrée avec l’économiste Liêm Hoang-Noc, soutien de Jean-Luc Mélenchon.

 L’économiste Liêm Hoang-Noc, fondateur de la Nouvelle gauche socialiste, soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Le Repaire d’Abbeville est animé par un collectif de militants et de citoyens engagés à gauche, inspiré par feue l’émission de radio, Là-bas si j’y suis, qui était présentée sur France Inter par le journaliste Daniel Mermet. Ce groupe organise environ une fois par mois une soirée-débat sur un sujet de société, au Crofter’s, à côté du théâtre, à Abbeville. Le Repaire a fait sa rentrée mercredi soir sur le thème de la lutte contre la pauvreté, en présence d’une quarantaine de personnes.

L’invité, il est vrai, était un économiste de renom. Liêm Hoang-Noc, qui a passé une partie de sa vie et fait ses études à Amiens, est l’un des fondateurs d’ATTAC, association altermondialiste. Ce professeur de sciences économiques à la Sorbonne, qui contribue au journal Politis, a été également membre du Parti socialiste, député européen de 2009 à 2014.

« Sortir du nucléaire »

Il a quitté le PS en 2015, estimant qu’il était «  moribond  » et a lancé la Nouvelle gauche socialiste (NGS). Aujourd’hui, son mouvement soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Liêm Hoang-Noc l’a d’ailleurs précisé d’entrée, devant un auditoire en partie acquis. Et il estime qu’il n’est «  pas complètement utopique  » de croire en sa victoire.

La lutte contre la pauvreté est l’un des axes majeurs de leur programme. L’économiste a calculé qu’il y avait «  6 millions de chômeurs en France, toutes catégories confondues, et quasiment 3 millions de pauvres, avec les travailleurs pauvres  ». Avant de critiquer : «  C’est une réalité à laquelle ne s’est pas attaquée l’actuel gouvernement.  » Liêm Hoang-Noc a évoqué la mise en place d’un revenu universel «  à 1 000 euros  », juste au-dessus du seuil de pauvreté. Un coût supportable selon lui, au regard des 40 milliards du pacte de responsabilité, une mesure en faveur des entreprises qu’il estime inefficace. Il a aussi prôné une nouvelle baisse du temps de travail, créatrice d’emplois selon lui.

Dénonçant les politiques d’austérité, «  qui ont tué la croissance  », il a appelé à encourager les projets utiles et à supprimer les projets inutiles. «  Le gros chantier, c’est la sortie du nucléaire  », qui, sur le plan économique, ne serait «  pas le mieux  ». Alors que le dossier Alstom fait l’actualité, Liêm Hoang-Noc a regretté l’absence de véritable politique industrielle. Il a critiqué au passage le socialiste Arnaud Montebourg, qui était ministre de l’économie au moment de la vente de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric, et «  a laissé faire  ». Il a aussi fustigé la mainmise sur l’économie des «  grandes familles  » capitalistes et des grandes banques.

Liêm Hoang-Noc a enfin défendu son projet de réforme fiscale, pour plus d’équité. Pour lui, la solution est «  un impôt avec une assiette très large, plusieurs tranches et des taux bas  ».

lecourrier picard.fr

Pas de Calais pour le « Gaulois » Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon ne fait rien comme les autres. Tous les candidats en campagne qui ont défilé à Calais, ces derniers jours, l’ont fait pour occuper le terrain sur la question des migrants. En visite dans la ville mercredi dernier, Nicolas Sarkozy, prétendant à la primaire de la droite, y promettait le « rétablissement systématique » des contrôles aux frontières. Cinq jours plus tard, c’était au tour de François Hollande, très probable candidat à sa succession, d’y annoncer le « démantèlement de la jungle » d’ici la fin de l’année. Avant eux, Alain Juppé s’y était également rendu.

Ce mardi 27 septembre, Jean-Luc Mélenchon, lancé dans la course à l’Elysée, était lui aussi à Calais. Mais, de cette sous-préfecture du Pas-de-Calais, il n’a vu que la gare. Aussitôt descendu du train, le candidat de la « France insoumise » a filé en voiture, direction la ville portuaire voisine de Boulogne-sur-Mer.

Au programme, avant son déjeuner avec des entrepreneurs spécialisés dans les énergies marines renouvelables et la traditionnelle réunion publique de fin de journée : la visite d’une petite entreprise de salaison et fumaison de poisson !

« Tourisme politique »

Mélenchon n’entend pas tenir compte d’un calendrier politique et médiatique imposé. Et il le fait savoir. S’il est venu à Boulogne, c’est pour « faire avancer l’idée de l’économie de la mer », pan majeur de la « planification écologique » qu’il entend mettre en place une fois élu. Farouche partisan de la sortie du nucléaire, il a déjà en tête « un plan pour les éoliennes en mer », pivot du passage aux 100% d’énergies renouvelables qu’il prône. Il entend aussi créer un ministère de la Mer et un secrétariat général des Affaires maritimes.
« La mer, tout le monde s’en fout. Je suis le seul que ça occupe », lance-t-il aux journalistes avec sa verve habituelle.

Son intérêt pour le sujet ne l’a pas empêché de se mêler au débat sur les migrants. Dans ce territoire situé à seulement 35 kilomètres de Calais et de sa « jungle », où le vote frontiste a connu une forte poussée aux dernières régionales, impossible pour le candidat Mélenchon de faire l’impasse sur la question. Mais, dit-il :

« Calais est un problème, pas un endroit pour faire du tourisme politique. »

Bref, ne comptez pas sur lui pour entretenir « l’ambiance d’irresponsabilité politicienne » qui régnait, selon ses propres termes, sur la ville ces derniers jours.

Pour lui, le problème du flux migratoire se réglera d’abord en « faisant en sorte que les gens ne soient pas obligés de partir » de chez eux. Il entend aussi amplifier la lutte contre les passeurs et permettre aux migrants souhaitant rejoindre l’Angleterre de le faire, quitte à passer outre les accords du Touquet instituant la frontière britannique sur le sol français.

« Les autres doivent être répartis. Quand les gens sont arrivés, on ne peut pas faire autrement que de s’en occuper. »

Hollande, « l’autre »

Le thème des migrants était aussi pour Mélenchon l’occasion d’envoyer quelques tacles à ses adversaires, ces « médecins de Molière » cherchant à soigner un mal qu’ils auraient eux-mêmes provoqué. A la tribune de la salle de la Faïencerie, face à 700 Boulonnais venus le soutenir, « Méluche » s’en est pris à François Hollande, venu à Calais la semaine dernière pour la première fois de son quinquennat : « L’autre qu’est-ce qu’il a fait ? Rien, comme d’habitude. Il s’est dit ‘oh, ça va le faire’. Comme pour sa candidature. » Hilarité générale.

Nicolas Sarkozy, lui non plus, n’a pas échappé à quelques piques bien senties. Mais il a aussi eu droit à quelques égards… Alors que la gauche est vent debout, ces dernières semaines, face à la campagne droitière menée par l’ancien président sur le terrain de l’identité, « Méluche » entend encore une fois marquer sa différence. Mercredi matin, à bord du train à destination de Calais, il expliquait que la sortie de Nicolas Sarkozy, la semaine dernière, sur les « Gaulois », ne l’avait pas choqué :

« Je ne peux pas être contre quelqu’un qui introduit l’histoire dans le débat. C’est une occasion extraordinaire de lui donner de la densité. »

Mieux. Il rêve désormais d’affronter Sarkozy lors d’un face-à-face sur ce thème. Une manière pour lui de désigner l’ancien président, dont il prédit la victoire en novembre, comme un adversaire à sa hauteur. Alain Juppé, lui, n’a pas ce privilège : « Je ne suis pas obligé de débattre avec tous les loseurs de la terre… »

Audrey Salor – nouvelobs.com

Un carnet consignait en 2007 les millions libyens de Nicolas Sarkozy

L’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en avril 2012, a laissé derrière lui un carnet de notes actuellement exploité par la justice. L’ancien dirigeant y a détaillé, le 29 avril 2007, une série de trois versements destinés à la campagne présidentielle de l’ancien chef de l’État

Un carnet consignait en 2007 les millions libyens de Nicolas Sarkozy

C’est un petit carnet qui pourrait bien devenir le pire cauchemar de Nicolas Sarkozy. Le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) ont obtenu la communication des notes manuscrites d’un ancien dignitaire du régime Kadhafi qui détaillent une série de versements occultes au profit de l’ancien chef de l’État français, pour au moins 6,5 millions d’euros, au moment de l’élection présidentielle de 2007.

La justice enquête depuis trois ans sur des soupçons d’un financement libyen massif de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP et ministre de l’intérieur. Ce que plusieurs dirigeants libyens, Mouammar Kadhafi en tête, avaient publiquement affirmé peu avant l’offensive militaire occidentale de 2011. Cette affaire vaut déjà une mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « faux » et « usage de faux » à son plus proche collaborateur d’alors, Claude Guéant, mis en cause pour avoir reçu 500 000 euros d’un des gestionnaires des comptes offshore de l’État libyen.

Choukri Ghanem, en décembre 2007, alors ministre du pétrole du gouvernement libyen. © Reuters
Choukri Ghanem, en décembre 2007, alors ministre du pétrole du gouvernement libyen. © Reuters

Le carnet manuscrit appartenait à un dénommé Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement (2003-2006) et ministre du pétrole (2006-2011) de la Libye. Proche du fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, qu’il a pris sous son aile dès ses études à l’université, Choukri Ghanem était un personnage clé du régime, en charge de sa principale ressource, le pétrole (et ses secrets). Il fera partie en 2011 des hauts responsables du pays qui ont fait défection au colonel Kadhafi pendant la guerredéclenchée par la France.

À la date du 29 avril 2007, soit une semaine pile après le premier tour de l’élection présidentielle française, Ghanem rédige en arabe dans son carnet le compte-rendu d’une réunion qu’il a tenue avec un autre cacique du régime Khadafi, Bachir Saleh, le très influent (et francophone) directeur de cabinet du “Guide” et patron de l’un des fonds souverains du pays, le Libyan Africa Portfolio (LAP). Est également présent Baghdadi Mahmoudi, premier ministre libyen alors en exercice. Au cours de cette réunion, Saleh dit avoir transféré 1,5 million d’euros à Nicolas Sarkozy, rapporte Ghanem.

D’autres noms de dignitaires du régime sont également évoqués, ainsi que des montants supplémentaires : 3 millions envoyés par Saïf al-Islam Kadhafi et 2 millions par Abdallah Senoussi, chef des services secrets intérieurs libyens et beau-frère de Kadhafi. Soit un total de 6,5 millions d’euros qui auraient été versés, selon les écrits de Choukri Ghanem, en pleine campagne électorale au clan Sarkozy. Le carnet mentionne en outre, selon les informations recueillies par Mediapart, une impatience des destinataires quant à la réception physique des fonds. Sollicitée par Mediapart, la porte-parole de Nicolas Sarkozy n’a pas donné suite.

Choukri Ghanem n’est plus là pour témoigner aujourd’hui devant les juges. Son corps a été retrouvé sans vie le 29 avril 2012, flottant dans le Danube, à Vienne (Autriche), la ville de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), où il avait trouvé refuge après sa fuite de Libye. La police autrichienne, qui n’avait pas exclu la piste de l’assassinat dans un premier temps, a finalement conclu à une noyade accidentelle au petit matin consécutive à une crise cardiaque. Toutefois, de nombreuses zones d’ombres et incohérences continuent d’entourer cette disparition et plusieurs proches de la victime n’hésitent pas à évoquer en privé des soupçons persistants de meurtre.

Les bords du Danube, à Vienne, là où le corps de Choukri Ghanem a été retrouvé le 29 avril 2012. © Reuters
Les bords du Danube, à Vienne, là où le corps de Choukri Ghanem a été retrouvé le 29 avril 2012. © Reuters

La veille de la mort de Ghanem, Mediapart avait rendu public un document officiel libyen, daté de décembre 2006, évoquant l’accord de principe des autorités pour financer, à hauteur de 50 millions d’euros, la campagne électorale du président de l’UMP. Plusieurs personnages clés de l’ancienne dictature libyenne cités dans cette note se retrouvent dans le carnet secret de Ghanem, désormais entre les mains de la justice française.

Judiciairement, l’histoire de ce carnet est celle d’un long périple au travers de l’Europe. Il a été découvert chez le gendre de Ghanem lors d’une perquisition aux Pays-Bas, menée en marge d’investigations liées à un vaste scandale de corruption impliquant le géant norvégien de la chimie Yara. Ce dossier a donné lieu en 2015 au plus important procès financier que la Norvège ait connu de son histoire. Choukri Ghanem y a été présenté comme l’un des acteurs de premier plan du système de pots-de-vin mis au jour.

Selon les traces qu’il a laissées derrière lui, l’ancien premier ministre libyen était également le gardien de quelques secrets enfouis sur les compromissions de la France à Tripoli. C’est pourquoi, après être resté à la disposition de la justice norvégienne, le petit carnet de Ghanem a été transmis par la procureure Marianne Djupesland à la justice française. Une aubaine.

« Des fonds ont été transférés en Suisse »

Ce document, parce qu’il est daté de 2007, vient briser le principal argument sarkozyste dans l’affaire des financements libyens, selon lequel ce soupçon n’aurait été qu’une construction a posteriori du régime Kadhafi pour décrédibiliser la France, pays leader dans la guerre en Libye. Quand Ghanem couche ces lignes, c’est-à-dire quatre ans avant l’opération militaire, la France de Sarkozy et la Libye de Kadhafi entretenaient en réalité des rapports d’une telle proximité qu’un ambassadeur américain les qualifiera un jour de« lune de miel ».

Claude Guéant, Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, en juillet 2007, à Tripoli, en Libye. © Reuters
Claude Guéant, Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, en juillet 2007, à Tripoli, en Libye. © Reuters

À l’époque, c’est le marchand d’armes Ziad Takieddine, déjà mis en cause dans les financements illégaux de l’affaire Karachi et très proche de deux intimes de Sarkozy (Claude Guéant et Brice Hortefeux), qui avait opéré dans le plus grand secret le rapprochement entre Sarkozy et le dictateur.La note libyenne révélée par Mediapart en 2012 – taxée de « faux grossier » par l’ancien président, mais désormais authentifiée par les expertises techniquesordonnées par la justice – ne portait que sur un accord de financement de la campagne de 2007. Le carnet Ghanem, pour la première fois, montre que des versements ont bien eu lieu, conformément au témoignage de l’ancien chef de cabinet de Saïf al-Islam, un certain Mohamed Ismail, qui avait décrit des circuits bancaires ayant notamment transité par le Liban, l’Allemagne et la Suisse.

Que ce soit dans la note de 2006 ou dans le carnet Ghanem, il est par ailleurs intéressant de constater qu’un même personnage apparaît au cœur des tractations secrètes. Il s’agit de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, qui s’est placé sous la protection du président Sarkozy pendant l’offensive militaire de 2011. Lors de la chute du régime, Bachir Saleh s’était en effet réfugié en France où il avait trouvé un soutien sans réserve du gouvernement malgré le mandat d’arrêt d’Interpol qui le visait.

Le 3 mai 2012, en pleine élection présidentielle et cinq jours après la publication par Mediapart de la note de 2006 (dont il était le destinataire), Saleh était exfiltré en catastrophe du pays avec le concours des services secrets français, du cabinet de Claude Guéant, alors ministre de l’intérieur, et d’un homme d’affaires introduit à l’Élysée, Alexandre Djouhri. Une scène à la John Le Carré, qui porte la marque des affaires d’État.

Récemment convoqué dans le cabinet du juge Tournaire, Bachir Saleh a fait faux bond au magistrat, comme l’a révélé Le Monde. Contacté par Mediapart en Afrique du Sud, où il s’est exilé depuis sa fuite de Paris, Bachir Saleh, manifestement gêné, a affirmé : « Je ne suis pas concerné par l’affaire des financements de Sarkozy, je n’ai rien à voir avec cela. » « Les gens écrivent ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté, précisant au sujet de Choukri Ghanem qu’il s’agissait d’un proche à qui il ne connaissait pas de « problèmes de santé particuliers » au moment de sa mystérieuse disparition.

Bachir Saleh, l'ancien directeur de cabinet de Kadhafi
Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi

Bachir Saleh se retrouve de fait dans une situation compliquée vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, à qui il doit sa survie. Dans une note déclassifiée du 19 septembre 2011 de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), consacrée à son exfiltration de Libye avec l’aide des autorités françaises, l’ex-bras droit de Kadhafi semble entièrement dévoué à l’ancien président français. Son agent traitant de la DGSE écrit à son sujet :« L’œil humide, la voix un peu cassée, il confie son émotion en remerciant à de nombreuses reprises le président français […] et déclare avec un peu d’emphase qu’il n’oubliera jamais ce geste et qu’il restera fidèle à la France quoi qu’il advienne maintenant. »L’autre interlocuteur libyen cité dans le carnet Ghanem en avril 2007, Baghdadi Mahmoudi, était le chef du gouvernement à l’époque des faits. Présenté dans une note du 26 mai 2011 de la DGSE comme « lucide et influent » et « très actif dans l’entourage de Choukri Ghanem », Baghdadi Mahmoudi a confirmé à plusieurs reprises le financement occulte de Nicolas Sarkozy par le régime Kadhafi.

« Oui, en tant que Premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli. Des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne », avait notamment affirmé l’intéressé, le 25 octobre 2011, devant la cour d’appel de Tunis, en Tunisie, où il avait dans un premier temps trouvé refuge après la guerre.

« Baghdadi Mahmoudi a dit avoir remis à une délégation française envoyée par Sarkozy de l’argent, beaucoup d’argent, des millions d’euros en liasses de billets, a résumé l’un des avocats de l’ancien dirigeant, Me Slim Ben Othman. Il a des documents comptables. On ne remet pas des millions d’euros sans aucune signature. Il garde en mémoire les prénoms de la délégation française. »

Extradé depuis à Tripoli, Baghdadi Mahmoudi a été condamné à mort mais il n’en démord pas. À un journaliste de Libération qui avait pu le rencontrer en prison en août 2015, l’ancien premier ministre de la Libye maintenait que Nicolas Sarkozy avait profité de subsides du régime Kadhafi pour sa campagne de 2007. Le carnet du noyé, désormais, en témoigne.

FABRICE ARFI ET KARL LASKE mediapart.fr

Le journal de Bernard Arnault passe aux aveux. Merci patron.

Le Parisien me passe au « crible ». Un sondage spécialement à mon propos. Qu’attendre d’un tel sondage, réalisé par internet auprès de moins de 1000 personnes ? Et publié dans le journal de Bernard Arnault, le « héros » du film « Merci patron », un des neufs milliardaires qui possèdent la presse française ? Hélas, aucune de mes idées n’est testée. Seulement mon caractère et des sentiments généraux à mon sujet. Tant pis. Je prends ce sondage pour ce qu’il est : l’équivalent de la rubrique horoscope. J’y crois donc pour tout ce qui me convient. Et tout me convient. Car chaque chiffre se lit de deux façons : bouteille à moitié vide ou à moitié pleine ? Souvent elle est vraiment bien pleine. J’en suis bien content.

39% des sondés ont une « bonne opinion de moi ». C’est une bonne base pour le 1er tour de l’élection non ? D’autant que ce chiffre est en nette hausse depuis la dernière enquête identique : +6%. Et que chez les sympathisants de gauche, je suis très soutenu avec 58% de « bonnes opinions ». Combien pour Hollande, Valls et les autres ? Faites le sondage autour de vous.

visuel bonne opinion final

Dans le détail des questions, il y a d’autres satisfactions. Plus des deux-tiers des français trouvent que j’ai « des convictions profondes ». C’est une extraordinaire reconnaissance pour nos idées. Et un beau compliment à l’heure où certains changent d’avis si vite ou cultivent l’ambiguïté. Une majorité de Français me trouvent « courageux ». Là aussi, c’est une qualité indispensable pour notre lutte. Comment pourrais-je entrainer dans la lutte, donner du courage aux « insoumis » du quotidien, sans cela ? Cette reconnaissance est donc la rançon de notre liberté et de notre indépendance à tous.

J’achève. 48% me trouvent « proche des gens » et 44% « charismatique ». Je sais combien cette identification et cette empathie sont nécessaires pour mener une bonne campagne et espérer faire beaucoup mieux qu’en 2011 et être au 2e tour. Mais pour cela, les sondages et les sentiments ne suffiront pas. Je vous donne rendez-vous sur le site de campagne www.jlm2017.fr pour suivre en direct mon discours au pique-nique de la France insoumise tout à l’heure à 13h30.

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Jean-Luc Mélenchon

Une proche de Jean-Luc Mélenchon se lance sur scène pour dénoncer Uber

 

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Faire un meeting ? Un poil ringard ! Danielle Simonnet, conseillère municipale de Paris, va se produire au théâtre Clavel à Paris pour défendre ses idées.

Jean-Luc Mélenchon et Danielle Simonnet côte à côte en 2015.
Jean-Luc Mélenchon et Danielle Simonnet côte à côte en 2015. © AFP/ JACQUES DEMARTHON